"L’accent a systématiquement été mis sur les populations captives (usagers en traitement ou interpellés) qui sont les seules visibles mais cela a contribué à une vision très biaisée des consommateurs de substances sources de plaisir, systématiquement présentés comme des marginaux dépendants et précaires", a déploré Tom Decorte, professeur de criminologie à l’université belge de Gand. "Le statut illégal de ces substances et la désapprobation morale qu’il engendre impliquent que la plupart des consommateurs se cachent pour éviter des sanctions mais aussi des réactions négatives de leur entourage professionnel et familial", a-t-il ajouté, lors de la conférence "Drogues et Cultures" organisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).