Le chef de cabinet, Juan Ramon Quintana, et le vice-président, Alvaro Garcia Linera, avaient pourtant sollicité une aide accrue des Etats-Unis dans la lutte contre les stupéfiants. En février 2006, M. Quintana assurait que l’agence anti-drogues américaine, la DEA, était la "bienvenue" dans la région du Chapare, fief de M. Morales, dirigeant des "cocaleros", les cultivateurs de la feuille de coca.
En octobre 2006, M. Garcia Linera exprimait à M. Goldberg sa "gratitude". Le vice-président se présente alors comme l’interlocuteur privilégié des Américains, prêt à répondre au téléphone à toute heure. Il propose même au nouvel ambassadeur de l’appeler par son prénom : "call me Alvaro".