APPEL A UN SOUTIEN INTERNATIONAL POUR BERNARD RAPPAZPublié le mardi 6 juillet 2010 11:59, par . modifié le mardi 6 juillet 2010 11:59 Toutes les versions de cet article : [français]APPEL DE : CANNABIS SANS FRONTIÈRES ET DU COMITÉ DE SOUTIEN DE BERNARD RAPPAZ 6 JUILLET 2010 Dans la récente interview qu’elle a accordé à la TSR, émission mise au point du mai 2010, Esther Waeber-Kalbermatten, la Chef du Département de sécurité, affaires sociales et integration, Canton de Valais, s’est exprimée de manière très cohérente en précisant qu’elle était intervenue pour signer une interruption de l’exécution de la peine de Bernard Rappaz, au titre de l’exception, exception justifiée par le bulletin de santé alarmant produit par le corps médical des HUG. À la question de savoir si dans le futur, dans l’hypothèse d’une reprise de la grève de la faim par Bernard Rappaz, elle interviendrait de nouveau au titre de l’exception, Esther Waeber-Kalbermatten répond de manière assurée que si la nécessité de l’interruption de l’exécution de peine était de nouveau justifiée par un bulletin de santé alarmant, elle pourrait effectivement procéder à une nouvelle interruption de l’exécution de la peine de Bernard Rappaz. Aujourd’hui, à son 97e jour de grève de la faim cumulé, l’état de santé de Bernard Rappaz est très préoccupant, puisque à défaut d’être un devin, personne à part Dieu, peut affirmer de manière péremptoire que Bernard ne décèdera pas dans la journée ! C’est la raison pour laquelle, toutes affaires cessantes, ce jour-même, le comité de soutien de Bernard Rappaz lance un nouvel appel à la raison d’Etat, s’agissant d’accepter la mesure d’interruption d’exécution de la peine de Bernard Rappaz, avec effet immédiat et jusqu’au jour où le Grand Conseil du canton du Valais aura rendu sa décision suite au recours en grâce interjeté par Bernard Rappaz, qui sera examiné au début de la session d’automne. Bernard Rappaz s’est engagé sur l’honneur à accepter la future décision du Grand Conseil qui statuera sur son recours en grâce, sans la contester si elle lui était défavorable par une énième grève de la faim, sous la condition expresse qu’il soit mis au bénéfice d’une interruption d’exécution de sa peine dès à présent et jusqu’à décision connue. Mme Esther Kalbermatten-Weber saura-t-elle entendre cette ultime requête qui émane d’un homme que l’on peut décrire comme étant dans le couloir de la mort ? L’avenir proche nous le dira ! Après de longues négociations avec les autorités suisses, Bernard Rappaz doit effectuer une peine de 5 ans et 8 mois de prison pour le développement de son commerce de chanvre thérapeutique, textile, etc... Accusé de blanchiment d’argent, et d’autres titres non moins hallucinants pour un militant du chanvre, (comme Jack Herer ou Marc Emery), et ce alors qu’il a toujours voulu respecter la législation de son pays et des cantons suisses. Il est un bouc émissaire, l’homme à abattre. Non violent par conviction profonde et depuis toujours ; pour exprimer son désaccord et obtenir une révision de son procès (qu’il demande depuis déjà un moment) il a entamé une grève de la faim et de la soif, à 57 ans. Au bout d’une cinquantaine de jours, il a été hospitalisé et on lui a accordé une permission spéciale de 2 semaines pendant lesquelles il a pu reprendre un peu de force, mais pas récupérer tous les kilos perdus lors de ce combat avec les autorités. Ces mêmes autorités qui n’ont pas attendues l’issue des deux semaines, et qui l’ont renvoyé poursuivre sa peine, tout en sachant qu’il reprendrait sa grève de la faim, l’appellent hypocritement et pour ne pas se mouiller, à ne pas le faire. Cette affaire est étouffée par des lobbys, qui mettent la pression sur l’état et la presse afin que cela ne s’ébruite pas trop. APPEL A UN SOUTIEN INTERNATIONAL POUR CET HOMME EMPRISONNÉ EN CONFÉDÉRATION HELVÉTIQUE Modèle de lettre à envoyer aux autorités suisses Appel international pour la libération de Bernard Rappaz Après 14 jours de libération pour cause médicale, le chanvrier suisse Bernard Rappaz a de nouveau été incarcéré. Rappelons que cette libération faisait suite à 50 jours de grève de la faim. Bernard Rappaz est en danger. Il y a urgence. Personne ne le fera changer d’avis. Bernard Rappaz est prêt à mourir. Son décès doit être évité, par une approche simplement humaniste. Faut-il qu’il meurt dans sa lutte en faveur d’une politique rationnelle à l’égard du chanvre, politique pouvant protéger véritablement la jeunesse, politique dont il est l’un des défenseurs historique ? Il est victime des fluctuations de la politique suisse en matière de stupéfiants qui, après avoir libéralisé le chanvre pendant quelques années, a été l’objet d’un revirement répressif. Après s’être battu pour une meilleure compréhension du chanvre dans la société suisse, Bernard Rappaz est aujourd’hui le bouc émissaire du retour de la guerre aux drogues dans son pays. Parce qu’il est inacceptable que les aléas des politiques fassent ainsi des victimes supplémentaires, nous demandons la libération immédiate de Bernard Rappaz. Je vous demande de consentir à bien vouloir user de votre influence afin que cette grève de la faim cesse rapidement et que Bernard Rappaz puisse retrouver sa liberté. Vous avez le pouvoir de suspendre son incarcération jusqu’à la décision concernant sa demande de révision du procès. Sans parler de celui d’envisager une grâce exceptionnelle. Je vous informe également de ma décision de m’associer à sa grève de la faim, en tant que participant à une action internationale de « jeûne solidaire » initiée par le collectif Cannabis Sans Frontières. Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Cheffe, Département de sécurité, affaires sociales et integration, Canton de Valais, l’expression de ma très respectueuse considération. Nom - Organisation ************ A envoyer à : ************
********** Copie pour : ********** 1 Parti démocrate-chrétien du Centre 2 Parti démocrate-chrétien du Bas 3 Parti démocrate-chrétien du Haut-Valais 4 Parti libéral-radical valaisan 5 Alliance de Gauche (SPO-PS-VERTS-PCS) 6 Parti chrétien-social du Haut-Valais 7 Union démocratique du centre Valais romand 8 Union démocratique du centre du Haut-Valais Enfin, adresser copie de votre action de solidarité avec Bernard Rappaz, au Ministre des Affaires étrangères de votre pays. ************************************* France : Ministère des Affaires étrangères et européennes A l’attention de Monsieur Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères 37, Quai d’Orsay 75351 Paris Tél. (33) (0)1 43 17 53 53 Répondre à cet article1 Message |