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DROGUES : REFLECHISSEZ BIEN

Publié le samedi 20 octobre 2007 16:51, par Jeremie . modifié le samedi 20 octobre 2007 16:51

Toutes les versions de cet article : [English] [Español] [français] [italiano] [Nederlands]

Par Ethan Nadelmann, Drug Policy Alliance.

Source : Foreign Policy, Septembre/Octobre 2007


La prohibition est en échec --- une fois de plus. Plutôt que de considérer la demande en drogues illégales comme un marché, et les personnes dépendantes comme des patients, partout dans le monde la classe politique a permis aux barons de la drogue d’augmenter leurs profits, et a nourri le développement de narco-états qui auraient effrayé Al Capone. On assiste enfin à l’émergence d’un régime de contrôle des drogues plus intelligent, qui attribue plus d’importance à la réalité qu’à la rhétorique, comme une alternative à la "guerre" contre les drogues.

“La guerre globale contre la drogue peut être gagnée”

Elle ne le peut. Un "monde sans drogue", que les Nations Unies décrivent comme un objectif réaliste, n’est pas plus atteignable qu’un "monde sans alcool" --- et personne n’as plus parlé de ça sérieusement depuis la fin de la prohibition aux États Unis en 1933. Pourtant une rhétorique futile à propos de victoire dans la "guerre contre la drogue" continue d’être employée, en dépit de la montagne de preuves démontrant la banqueroute morale et idéologique qu’elle représente. Quand l’assemblée générale des Nations Unies s’est réunie en session extraordinaire au sujet des drogues en 1998, elle s’est engagée à "éliminer ou réduire sensiblement la culture illicite du cocaïer, de la plante de cannabis et du pavot à opium d’ici à 2008" et à "obtenir des résultats significatifs et mesurables dans le domaine de la réduction de la demande". Mais aujourd’hui, la production et la consommation globale de ces drogues sont à peu près identiques à ce qu’elle étaient il y a dix ans ; entre-temps, de nombreux producteurs sont devenus plus efficaces, et la cocaïne et l’héroïne sont devenues plus pures et moins chères.

C’est toujours dangereux quand une politique est basée sur une rhétorique --- particulièrement quand la rhétorique de la "guerre contre la drogue" conduit le public à accepter des dommages collatéraux qui seraient intolérables en matière d’application du droit civil, encore moins en matière de santé publique. Des politiciens parlent encore de faire disparaître les drogues de la surface de la terre, comme si leur usage était une épidémie mondiale. Mais on ne peut pas contenir la drogue comme on contrôle une épidémie, pour la simple raison qu’aucune demande populaire n’est associée à la variole ou à la polio. Le cannabis et l’opium ont été cultivés un peu partout dans le monde depuis des millénaires. La même chose est vraie de la coca en Amérique latine. La méthamphétamine et d’autres drogues synthétiques peuvent être produites n’importe où. La demande pour des produits spécifiques varie dans un sens ou dans l’autre au fil du temps, en fonction non seulement de leur disponibilité mais aussi des pratiques du moment, des modes, des cultures et de la compétition des autre moyens de stimulation et de distraction. La dureté relative des législations de matière de drogues et l’intensité de leur application compte étonnamment peu, sauf dans le cas d’états totalitaires. Après tout, aux États Unis les taux d’usage de substances illégales sont identiques ou supérieurs à ceux que l’on trouve en Europe, malgré le caractère beaucoup plus punitif des politiques américaines.

“Nous pouvons réduire la demande en matière de drogues”

Bonne chance. Vouloir réduire la demande de drogues illégales semble logique. Mais le désir d’altérer son état de conscience, et d’utiliser des substances psychoactives pour y parvenir, est presque universel --- et non problématique dans la plupart des cas. En pratique, il n’y a jamais eu une société sans drogues, et de nouvelles substances sont découvertes et créées chaque année. Les initiatives de réduction de la demande qui sont basés sur une éducation honnête et des alternatives positives à l’usage de drogues sont utiles, mais elles ne le sont plus quand elles dégénèrent en des politiques irréalistes de "tolérance zéro".

L’abstinence, pour les drogues comme pour le sexe, est la meilleur manière d’éviter les problèmes, mais on a toujours besoin d’une stratégie de secours pour ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas résister. Les politiques de "tolérance zéro" dissuadent certaines personnes, mais elles augmentent aussi de façon dramatique les risques et le prix pour ceux qui ne résistent pas. Les drogues sont plus concentrées, leur usage devient plus dangereux, et leurs utilisateurs sont marginalisés de manières qui ne servent personne.

La meilleure approche n’est pas la réduction de la demande, mais la "réduction des risques". On peut essayer de réduire l’usage, mais c’est bien moins important que de réduire les décès, les maladies, le crime et la souffrance associés à la fois à l’abus de substances et à des politiques prohibitionnistes en échec. En ce qui concerne les drogues légales, comme l’alcool ou les cigarettes, la réduction des risques revient à promouvoir une consommation d’alcool responsable et des conducteurs désignés, ou bien à convaincre les gens d’utiliser des patchs ou des chewing-gums à la nicotine, ou de consommer du tabac à chiquer. Pour les drogues illégales, il s’agit de réduire la transmission de maladies infectieuses par des programmes d’échange de seringue, de réduire le nombre de victimes d’overdose en rendant les antidotes disponibles sans encombre, et de permettre aux personnes dépendantes à l’héroïne ou à d’autre opiacés d’obtenir de la méthadone par l’intermédiaire d’un médecin ou de l’héroïne pharmaceutique auprès de cliniques. La Grande Bretagne, le Canada, l’Allemagne, les Pays Bas et la Suisse ont déjà adopté cette dernière option. Il n’y a plus de débat quand au fait que ces stratégies réduisent les risques associés aux drogues sans faire augmenter leur usage. Ce qui bloque l’expansion de ce genre de programmes n’est pas leur coût ; en général ils font économiser au contribuable de l’argent en matière de justice et de santé. Non, le barrage est une idéologie de l’abstinence et une indifférence cruelle à la vie et aux conditions d’existence des gens qui font usage de drogues.

“La réponse est la réduction de l’offre”

Pas si l’histoire a quoi que ce soit à nous apprendre. Essayer de réduire l’offre est aussi logique qu’essayer de réduire la demande ; après tout, si personne ne plantait de cannabis, de coca et d’opium, il n’y aurait pas d’héroïne, de cocaïne ou de marijuana à vendre et à consommer. Mais la carotte et le bâton de l’éradication et de la substitution des cultures a été un échec répétitif, à des rares exceptions près, depuis un demi siècle. Ces méthodes peuvent fonctionner pour des localités ciblées, mais la plupart du temps elles ne font que déplacer la production d’une région vers une autre. La production d’opium migre du Pakistan vers l’Afghanistan ; la coca du Pérou vers la Colombie ; et le cannabis de Mexico aux États-Unis, alors que la production globale reste relativement constante ou peut même augmenter.

La carotte, sous la forme de développement économique et d’assistance pour la transition vers des cultures légales, est bien souvent à la fois tardive et inappropriée. Le bâton, souvent sous la forme d’éradication forcée, incluant l’épandage aérien, détruit sans distinction des cultures illégales et légales et peut mettre en danger à la fois les habitants et les environnements locaux. Le seul bon côté, c’est qu’en mettant l’accent sur la réduction de l’offre, on fournit aux pays les plus riches une raison pour dépenser un peu d’argent pour le développement économique des pays plus pauvres. Mais dans l’ensemble, on sème la terreur chez des paysans pauvres sans diminuer l’offre au niveau global.

Les marchés mondiaux des produits dérivés du cannabis, de la coca, et de l’opium opèrent essentiellement de la même manière que les autres : si une source est compromise à cause du climat, de coût de production en augmentation, ou de difficultés politiques, une autre émerge. Si les cercles internationaux du contrôle des drogues voulaient penser stratégiquement, la question clé ne serais plus la façon de réduire l’offre mondiale, mais plutôt : où la production illicite pose-t-elle le moins de problèmes (et offre-t-elle les plus grands avantages) ? Pensez y comme à un défi de contrôle mondial d’un vice. Personne ne s’attend à éradiquer le vice, mais il doit être zoné et régulé efficacement --- même s’il est illégal.

“La politique des drogues des États-Unis est la politique des drogues mondiale”

Triste mais vrai. Se tourner vers les États-Unis comme modèle pour le contrôle des drogues revient à se tourner vers l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid comme modèle pour résoudre le problème des discriminations raciales.

Les États-Unis sont classé premiers au niveau mondial en incarcérations par habitant --- avec moins de 5 pourcent de la population mondiale, mais presque 25 pourcent des prisonniers. Le nombre de personnes enfermées aux États-Unis pour des infractions à la législation sur les drogues a augmenté d’environ 50’000 en 1980 à presque 500’000 aujourd’hui ; c’est plus que le nombre de personnes incarcérées en Europe de l’ouest, toutes raisons confondues. Encore plus terrible est la résistance, aux États-Unis, contre les programmes d’échange de seringue visant à contenir l’épidémie de SIDA. Qui sait combien de personnes auraient pu éviter de contracter le VIH si les États-Unis avaient mis en oeuvre sur leur territoire, et encouragé à l’étranger, les sortes d’échange de seringue et d’autres programmes de réductions des risques qui ont gardés les taux de séropositivité si bas en Australie, en Grande Bretagne, aux Pays Bas et ailleurs. Peut-être des millions.

Pourtant, en dépit de cet état des lieux alarmant, les États-Unis ont réussi la construction d’un régime international de prohibition des drogues modelé d’après leur approche, hautement répressive et moraliste. Les organes dédiés au contrôle des drogues, aux Nations Unies et dans d’autres organisations internationales, ont été dominés par cette approche, et l’agence fédérale américaine chargée de l’application de la loi sur les stupéfiants a été la première force de police nationale à s’investir au niveau mondial. Rarement une nation a pu, avec autant de succès, promouvoir ses propres échecs politiques à l’échelle planétaire.

Aujourd’hui, pour la première fois, l’hégémonie américaine en matière de contrôle des drogues est remise en question. L’Union Européenne demande une évaluation rigoureuse des stratégies de contrôle des drogues. Exsangue après des dizaines d’années au service des États-Unis dans leur guerre contre la drogue, l’Amérique Latine est bien moins inclinée à une collaboration étroite avec eux dans leur opérations de contrôle des drogues. Ouvrant finalement les yeux face à la menace du SIDA, la Chine, l’Indonésie, le Viêt Nam ou même la Malaisie et l’Iran sont en passe d’accepter l’échange de seringue et d’autre programmes de réduction des risques. En 2005, l’ayatollah en charge du ministère de la Justice iranien a émis une fatwa déclarant la délivrance de méthadone et les programmes d’échange de seringue compatibles avec la loi islamique. On peut juste regretter que son homologue américain n’ait pu faire l’expérience d’une telle révélation.

“La production d’opium afghane doit être endiguée”

Soyez prudent avec les voeux que vous formulez. C’est facile de penser qu’en éliminant la production record d’opium en Afghanistan --- qui représente aujourd’hui environ 90 pourcent de l’offre mondiale, contre 50 pourcent il y a dix ans --- on pourrait résoudre tous les problèmes, de l’abus d’héroïne en Europe et en Asie à la résurgence des Taliban.

Mais pour un instant, supposons que les États-Unis, l’OTAN, et le gouvernement d’Hamid Karzai parviennent d’une quelconque manière à maîtriser la production d’opium en Afghanistan. À qui cela profiterait-il ? Seulement aux Taliban, aux chef de clans, et à d’autres entrepreneurs du marché noir : la valeur de leurs stocks d’opium exploserait. Des centaines de milliers de paysans afghans se déplaceraient vers les villes, mal préparés pour trouver un emploi. Et de nombreux afghans retourneraient dans leur fermes l’année suivante, pour produire une nouvelle récolte illégale, en utilisant des méthodes de guérilla agricole pour échapper aux efforts d’éradication intensifiés. Sauf que cette fois ci, ils se retrouveraient rapidement en compétition avec d’autres fermiers pauvres en Asie Centrale, en Amérique Latine, ou même en Afrique. Après tout, c’est un marché mondial de commodités.

Hors d’Afghanistan ? Un prix de l’héroïne plus élevé se traduit généralement en un taux de criminalité plus fort chez les personnes dépendantes. Ils incitent aussi à des méthodes de consommation moins coûteuses, mais plus dangereuses, par exemple en injectant l’héroïne plutôt qu’en la fumant, ce qui signifie une augmentation des taux de contamination du VIH ou de l’hépatite C. Tout bien pesé, faire disparaître l’opium d’Afghanistan aurait moins de bons côtés qu’on veut souvent le croire.

Alors quelle est la solution ? Certains recommandent d’acheter tout l’opium d’Afghanistan, ce qui coûterait bien moins qu’il n’est actuellement dépensé pour essayer de l’éradiquer. Mais partant du principe qu’à un endroit ou à un autre des fermiers continueront de produire du pavot à opium tant que la demande en héroïne persistera, peut-être que la planète est dans une meilleure situation, tout bien pesé, avec 90 pourcent de la production venant d’un seul pays. Et si cette hérésie devenait le nouveau mot d’ordre, elle ouvrirait toutes sortes de possibilités pour mener une politique nouvelle en Afghanistan, qui pourrait concilier les intérêts de États-Unis, de l’OTAN, et de millions de citoyens Afghans.

“La légalisation est la meilleure approche”

Peut-être bien. La prohibition mondiale des drogues est clairement un désastre coûteux. Les Nations Unies ont estimé la valeur du marché mondial des drogues illicites à 400 milliards de dollars, soit 6 pourcent des échanges mondiaux. Les profits extraordinaires à la disposition de ceux qui acceptent de courir les risques enrichissent des criminels, des terroristes, des opposants politiques violents, des gouvernements et des gouvernants corrompus. De nombreuses villes, de nombreuses régions et même des pays en Amérique Latine, aux Caraïbes ou en Asie rappellent Chicago du temps d’Al Capone --- multiplié par 50. En plaçant le marché de la drogue à la lumière du jour, la légalisation transformerait tout ça radicalement, pour le meilleur.

Plus fondamentalement encore, la légalisation réduirait la dépendance à ce qu’elle est réellement : un problème sanitaire. La plupart des personnes qui font l’usage de drogues sont comme les consommateurs d’alcool responsables, et ne causent pas de tort à eux-mêmes ou à qui que ce soit d’autre. Ça ne serait plus l’affaire de l’état. Mais la légalisation bénéficierait aussi à ceux qui luttent contre leur dépendance, en réduisant les risques d’overdoses et de maladies associés à des produits qui ne sont pas régulés, en éliminant le besoin d’obtenir ces produits auprès d’un marché criminel et dangereux, et en permettant à cette dépendance d’être traitée comme un problème de santé, plutôt que comme un problème de criminalité.

Personne ne sait combien les gouvernements dépensent collectivement pour des politiques contre productives de guerre contre la drogue, mais cela représente au moins 100 milliards de dollars par an. Le gouvernement fédéral et les gouvernement d’état et locaux des États-Unis versent la moitié de cette somme. Ajoutez à cela les dizaines de milliards de dollars qui pourraient être récoltés chaque année en impôts sur la vente des drogues légalisées. Maintenant, imaginez que seulement un tiers de cette somme soit utilisée pour lutter contre les maladies et les addictions induites par ces drogues. En pratique, tout le monde y gagnerais, sauf peut-être ceux qui bénéficient financièrement ou politiquement du système actuel.

Certains disent que la légalisation est immorale. Ça n’a aucun sens, à moins que l’on veuille croire qu’il y ait un principe qui ordonne, en l’absence de préjudice à l’égard d’autrui, qu’on discrimine les gens uniquement sur la base de ce qu’ils mettent dans leur corps. D’autres disent que légaliser risquerait de laisser libre court à une augmentation redoutable des abus de drogues. Ils oublient que l’on vit déjà dans un monde dans lequel des drogues psychoactives de toutes sortes sont facilement disponibles --- et dans lequel les gens trop pauvres en acquérir se rabattent sur le sniffage d’essence, de colle ou d’autre produits industriels, qui peut être bien plus dangereux que n’importe quelle drogue. Non, le pire aspect de la légalisation pourrait bien être le fait que ces marchés légaux tomberaient entre les mains des entreprises puissantes qui produisent de l’alcool ou du tabac, et des compagnies pharmaceutiques. Malgré cela, la légalisation est une option bien plus pragmatique que continuer vivre avec la corruption, la violence, et le crime organisé qui sont engendrés par le système actuel.

“La légalisation ne se fera jamais”

Ne jamais dire jamais. La légalisation totale n’est peut-être pas pour demain, mais un légalisation partielle est possible. S’il est une drogue qui pourrait être légalisée, c’est le cannabis. Des centaines de millions de personnes l’ont utilisée, la vaste majorité sans en souffrir et sans passer à des drogues plus "dures". En Suisse, par exemple, la légalisation du cannabis a été approuvée à deux reprises par une des chambres du parlement, bien que rejetée de peu par l’autre.

Dans d’autres endroits en Europe, le soutien à la criminalisation du cannabis diminue. Aux États-Unis, ou à peu près 40 pourcent des 1,8 millions d’arrestations annuelles liées aux drogues concernent la possession de cannabis, en général pour de faibles quantités, 40 pourcent des américains disent que cette drogue devrait être taxée, contrôlée et régulée comme l’alcool. Encouragé par le président bolivien Evo Moralès, un soutien se développe en Amérique Latine et en Europe pour le retrait de la coca des conventions internationales anti-drogues, étant donnée l’absence totale de toute raison sanitaire crédible pour qu’elle y soit maintenue. Les agriculteurs traditionnels en bénéficieraient économiquement, et il est possible que de tels produits puissent entrer en compétition d’une façon favorable avec des substances plus problématiques, incluant l’alcool.

La guerre globale contre la drogue persiste en partie parce que tellement de gens ne font pas la différence entre les problèmes qui sont causés par l’abus de substance et ceux qui sont causés par la prohibition. Le problème de l’opium en Afghanistan est en premier lieu un problème de prohibition, pas un problème de drogue. On peut faire le même constat face la narco-violence et à la corruption qui ont gangrené l’Amérique Latine et les Caraïbes depuis près de trente ans --- et qui menacent maintenant l’Afrique. Les gouvernements peuvent arrêter et executer baron de la drogue après baron de la drogue, mais la vraie solution est structurelle, pas policière. Peu de gens doutent encore de l’échec de la guerre contre la drogue, mais du courage et de la clairvoyance sont nécessaires pour transcender l’ignorance, la peur et les intérêts qui soutiennent sa marche.


Vous voulez en apprendre plus ?

Drugpolicy.org, le site Web de la Drug Policy Alliance, offre des statistiques, des arguments, et des informations à propos de la politique des drogues à l’échelle mondiale. Ethan Nadelmann et Peter Andreas examinent la questions du contrôle du crime international dans "Policing the Globe : Criminalization abd Crime Control in Internation Relations" (New York : Oxford University Press, 2006).

L’article classique de Joseph Westermayer, "The Pro-Heroin Effects of Anti-Opium laws in Asia" (Archives of General Psychiatry, Vol. 33, No. 9, Septembre 1976), a prouvé comment l’interdiction de l’opium en Asie a favorisé la production et l’usage d’héroïne. Pour une analyse à jour de l’usage de drogues dans le monde, voyez le site Web du Transnational Institute et de l’International Harm Reduction Development Program.

Dans "Illicit : How Smugglers, Traffickers, and Copycats Are Hijacking the Global Economy" (New York : Doubleday, 2005), Moises Naim, éditeur de Foreign Policy documente la manière dont la mondialisation favorise l’échange illégal de drogues et d’autres produits de contrebande. Christopher Hitchens propose de mettre un terme, aux États-Unis, à la prohibition des narcotiques dans "21 Solutions to Save the World : Legalize It" (Foreign Policy, May/June 2007).

Note : Ethan Nadelmann est le fondateur et le directeur executif de la Drug Policy Alliance.

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