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Accueil > Français (fr) > Nouvelles > 2016 > L’Italie et la DEA américaine veulent-ils interdire un remède efficace contre (...)
Publié le 11 septembre 2016  par Richard Rainsford

L’Italie et la DEA américaine veulent-ils interdire un remède efficace contre la dépendance à l’héroïne ?

Les activistes en cannabis médical du monde entier soupçonnent depuis longtemps que les institutions de contrôle des substances sont davantage intéressées à préserver leur monopole sur le traitement de la douleur plutôt que de permettre aux patients de choisir leur propre médecine

d’après un texte de
Dana Beal



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Les partisans d’une réforme des lois sur les drogues sont sur le pied-de-guerre aux Etats-Unis parce que la DEA vient d’inscrire le Kratom sur la liste des substances contrôlées, apparemment parce que de trop nombreuses personnes s’en procurent pour se sortir de leur dépendance à l’héroïne ou contre leurs douleurs chroniques. Je dis cela car, bien que le Kratom soit beaucoup moins addictif que les opiacés et que beaucoup de gens ont remarqué que la mitragyne, son ingrédient actif, est tout aussi efficace que les opiacés contre la douleur chronique, les complices de la DEA en Italie ont presque simultanément édité un décret signé par Lorenzin mettant hors-la-loi à la fois la mitragynine et l’ibogaïne. (Les USA ont interdit l’ibogaïne en 1967, mais celle-ci reste légale dans la plupart des autres pays).

Il y a là un indice significatif sur les réelles motivations derrière cette interdiction, l’Ibogaïne n’entraînant pas de dépendance et son potentiel d’abus étant de zéro, à cause notamment du mal des transports lié aux mouvements et à l’envie de vomir qu’elle donne dans sa phase aigüe. L’ibogaïne est utilisée dans le monde entier comme une thérapie de premier plan pour soigner l’addiction aux opiacés, à la cocaïne, aux méthamphétamines et à l’alcool. Elle agit en supprimant la sensation de manque par l’apport d’un métabolite sérotoninergique de longue durée d’action combattant la dépression qui, en exprimant le facteur de croissance du nerf (GNDF), régénère non seulement les récepteurs de dopamine mais donne aussi un signal au noyau des cellules pour qu’elles continuent à produire du GNDF même après qu’il n’y ait plus trace d’ibogaïne dans le corps.

Depuis plus de 30 ans les personnes dépendantes à l’héroïne ont pris des « doses de choc » d’un gramme ou plus, de façon à ressentir les bénéfices cognitifs d’un état proche du sommeil paradoxal durant cette première phase de l’expérience ibogaïne, la plus intense. Mais chez un très petit nombre de cas, cette « dose de choc » a causé une bradycardie (ralentissement du coeur dangereux), un syndrome transitoire qui peut être géré avec de l’adrénaline et de l’oxygène. C’est pour cela que l’ibogaïne doit être donnée sous supervision médicale -une considération qui en rend la prohibition extrêmement problématique, car aucun médecin ne voudra participer à l’administration d’une substance illégale.

Récemment, il a été démontré que de très petites doses d’ibogaïne (entre 8 et 16mg par jour) -bien trop peu pour produire un effet psychédélique- inversent la neuro-dégénération liée à la maladie de Parkinson. Et un protocole de microdosage a été utilisé avec succès pour sevrer quelqu’un de la méthadone, le mois dernier. Donc il n’est pas nécessaire d’employer des doses-chocs, même si cela pourrait s’avérer préférable dans de nombreux cas.

Le but des partisans de la prohibition est clairement de favoriser l’usage exclusif de médicaments d’entretien tels que la méthadone et la suboxone. Cette nouvelle préparation de la NIDA, contenant principalement de la buprénorphine et juste assez de naloxone pour la rendre impossible à injecter, est conçue pour maintenir les toxicomanes dépendants à vie d’un produit qui ne leur procure absolument aucun plaisir opiacé. Des zombies dociles pour l’industrie carcérale !

Selon notre correspondant Enrico Fletcher, le Ministre de la Santé italien Madame Lorenzin, listant la dizaine de substances à bannir dont les deux mentionnées plus haut dans son décret d’août, cite les quelques cas d’effets indésirables ou le fait que les substances ne sont pas étudiées. Au sujet du Kratom, elle n’a cité qu’un seul cas d’intoxication probable. Pour l’Iboga, uniquement que la police militaire à Bolzano (Tirol du Sud) a interrompu une cérémonie religieuse « Santo Daime » où ils ont trouvé de l’écorce de racine d’Iboga. (L’usage religieux a aussi été cité par Nicolas Sarkozy alors qu’il était Premier Ministre pour interdire la religion Bwiti en France en 2007).

Interdire l’usage cérémoniel, quoique critiquable, ne devrait pas constituer un prétexte pour aller contre l’usage clinique de l’Ibogaïne. L’Ibogaïne fait partie des substances les plus étudiées au monde, avec des résultats disponibles pour ce qui est de l’héroïne (MAPS) et la cocaïne ainsi que l’alcool (Brésil), bien que de larges études cliniques n’aient pas pu être réalisées à cause de la résistance des partisans des thérapies agonistes comme le NIDA et Alex Wodak de l’IHRA. Nous demandons aux anti-prohibitionnistes tels les radicaux italiens de mettre la bataille pour le cannabis entre parenthèses quelques minutes afin de combattre ce fascisme masqué en faisant complètement la lumière sur cette question au Parlement italien.





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